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Sud de l'Espagne à Gibraltar (octobre 2012)

Après une rude traversée nocturne dans 25 à 32 noeuds de vents et une mer croisée nous chahutant de tous les côtés on arrive depuis Formentera (Baléares) sur la côte espagnole au lever du jour. Eh oui! Même un catama-ran ça ne reste pas toujours à plat!  Il souffle tellement que l'on ose pas aller s'amarrer au ponton de la marina de Torrevieja au sud d'Alicante. On préfère s'ancrer dans l'avant-port, où même protégé par une digue de plusieurs mètres de haut, il souffle jusqu'à 34 noeuds! On est complètement lessivé, au propre comme au figuré et plutôt salés!

Mais il faut se ressaisir car le lendemain c'est l'anniversaire des 6 ans de Nils.

                        

On confectionne un gateau aux smarties, son préféré! Et il souffle fièrement ses 6 bougies!

    

En poursuivant vers le sud, la mer est jonchée de débris multiples tels que branches, roseaux, tronc d'arbres, tuyaux plastiques, canapés, cageots, sagex ainsi que de nombreux citrons et oranges qui sont encore mangeables! Cela rends la navigation difficile, car il faut slalomer entre les accumulations de déchêts en évitant qu'ils se prennent dans l'hélice, le vent étant tombé. On apprends que s'est une tempête qui a dévasté l'Andalousie faisant une dizaine de morts et des dégâts considérables aux cultures. Le fort vent que nous avons eu lors de la traversée depuis les Baléares était en fait les prémices des cette tempête. On a eu chaud! la prochaine fois on prendra la météo à plus large échelle.

                         

          Un des passe-temps favori de Nils.  La chasse au trésor!

   

Un sourire pour la caméra, Estelle!    Des gisements minéraux.

   

Un côté plus sombre de la carte postale, un petit dériveur marocain échoué une plage espagnole à quelques 80 miles des côtes du Maroc. Que sera-t-il advenu de ses occupants?

Autre aspect du sud de l'Espagne, les serres à perte de vue aux alentours d'Almeria. Voilà d'où viennent les fraises que l'on trouve en février dans les rayons des supermarchés. Enfin n'allons pas sombrer dans le pessismisme, mais cette côte sud ne recelle pas que des merveilles, car le béton a quelques peu envahi certains coins.

    

Premiers flocons de neige sur la Sierra Nevada et première prise: une délicieuse Bonite!

    

Enfin nous voyons apparaître le fameux Rocher de Gibraltar après dissipation des brumes matinales. Il marque pour nous la sortie de la méditerranée et le début d'une nouvelle étape dans notre voyage.

       

Les cargos sont nombreux et intéressent beaucoup les enfants.  

  

A Gibraltar, on entre dans un autre monde, très "British", avec des photos de la reine Elisabeth, "qui a le même nom que ma grand-maman" dit  Nils très fier. Il est également impressionné de voir le mélange de cultures qui peuple ce célèbre rocher et de voir comment les enfants des nombreuses familles juives orthodoxes, que l'on croisent, sont bien habillés, très sages et bien élevés.

 

Voici quelques autres sujets de sa Majesté au sommet du rocher, qui sont très chapardeurs et peu farouches.

     

                                                                                  C'est mieux que la balançoire!

    

Dans la marina de Queensway, une fois le brouillard levé vers midi, on sort la piscine. Mais il est bientôt temps de penser à la suite, car l'automne arrive à grand pas.

   

Voici un des nombreux porte-container chinois que l'on croisera dans le détroit. Certains font plus de 300 mètres de long et ne se déroutent pas pour un petit voilier que nous sommes. Alors, on bénit la fiabilité de notre radar qui devient nos yeux dans l'épais brouillard que l'on recontre en traversant les rails de séparations du trafic des cargos. Tim demandera souvent:" Mais où sont les rails??".

   

Jolie côte sauvage et venteuse entre Gibraltar et Tarifa. On mets les combis de plongée pour allez nettoyer la coque et débloquer le loch (= compteur de distance et de vitesse du bateau). La température de l'eau a chuté, passant de 26°C à 19°C en quelques jours.

              

Sortant de la brume, les premières montagnes d'Afrique apparaissent de l'autre côté du détroit de Gibraltar.

  

La plage de tarifa et son célèbre spot de surf. Mais gla-gla , il souffle et ne fait pas chaud. 

  

On ancre à l'entrée du port de Tarifa, très fréquenté par les ferries reliant Tanger au Maroc. Les gardes-côte et la police est nombreuse et très active, car apparemment il y a fort à faire avec les immigrants clandestins. On entends de nombreuses conversations à ce sujet sur la radio VHF, du style: "une embarcation non-identifiée avec 8 personnes à bord fait route 2 miles à l'est du port de Tarifa...".

  

A la tombée du soir un petit bateau pneumatique avec 2 occupants ayant l'air inquiets se cachera quelques minutes derrière notre bateau à l'ancre à l'entrée du port, le temps de laisser sortir la vedette de police, puis de filer, moteur à fond plus loin vers les rochers... C'est un peu le jeu du chat et de la souris!

    

Après le Cned (= l'école pour Nils) on fait des bricolages pour occuper le temps durant cette longue traversée vers le Maroc. Tim adore "aider" lors des manoeuvres!

                

Bye! Bye! l'Europe et en route vers l'Afrique avec comme première étape une escale à Rabat, capitale du Maroc. Un petit pincement au coeur nous prends lorsque la côte espagnole disparaît. Mais aussi beaucoup d'excitation face tout ce qui nous attends.

                                                                                                        

 

2012 octobre Sud Espagne et Gibraltar
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