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Iles Vierges Britanniques (BVI), Américaines et Espagnoles (avril-mai)

Nous allons rester encore plus d'un mois dans cet archipel des Iles Vierges qui sont divisées en trois "pays" différents : britannique, américain et portoricain.

La navigation s'apparente ici plus à de la navigation "lacustre" car les distances entre les îles sont faibles et les plans d'eau relativement protégés de la houle atlantique. Les mouillages sont très nombreux et la multitude de baies protégées en font un vrai petit paradis pour la voile. Malheureusement nous ne sommes pas les seuls à le penser et il y a aussi beaucoup de bateaux de location remplis d'américains fuyant le mauvais temps du nord. Mais l'ambiance est très cordiales et décontractée et les petits bars avec happy hours, barbecue et connection wifi sont nombreux. Tout est relativement propre et bien organisé et cela contraste avec certaines autres îles des Caraïbes que nous avons visitées jusqu'alors.

Les vacances de Pâques sont terminées et nos amis repartis en Suisse. Nous retrouvons l'équipage de Jad, avec qui nous navigons depuis mi-février. Ensemble nous allons aller aux Iles Vierges Américaines en ferry afin d'obtenir le visa. Car si l'on ne possède pas le visa que l'on doit demander dans son pays ou à Barbados tout au sud des Caraïbes, les plaisanciers sont obligés d'entrer sur le territoire US par un moyen de transport officiel pour obtenir un visa. De cette façon nous serons autorisés à y aller ensuite avec notre propre bateau.

Nous retrouvons aussi l'équipage d'Andanza, avec qui Delphine avait suivi des cours de médecine en mer à Paris. Nous avions appris ensemble à recoudre sous anesthésie des pieds de porcs, à injecter dans des pamplemousses, etc.. bref toutes les astuces permettant en cas de problème de santé ou d'accident de pouvoir faire face à l'urgence en attendant d'arriver vers un hôpital. A deux reprises durant ce voyage, ces cours auront été d'une grande utilité!

La première fois c'était au Cap-Vert: Estelle en tombant sur une marche d'escalier, elle s'était ouvert méchament le menton sur plusieurs centimètres. Soit il fallait recoudre, soit recoller avec de la colle chirurgicale. J'optais pour la deuxième solution, et même si en plus de recoller la blessure je collais aussi mes doigts au menton d'Estelle, finalement on réussît et elle s'endormi pour 14 heures après tant d'émotions. Nous n'avions pas eu du tout envie de tester l'hôpital de Mindelo au Cap-Vert à 7 heures le soir!

La seconde, ici aux Iles Vierges, où ce fut au tour de Tim, de s'ouvrir l'intérieur de la joue avec ses dents en faisant des acrobaties, là aussi on dû ouvrir la trousse de secours!

    

Visite du moulin de l'ancienne plantation de canne à sucre d'Annaberg à St-John. Sur la plupart des îles des Antilles, la canne à sucre à joué un rôle économique et humain important. Nombreux sont encore présents les témoignages de cette époque.

Excursion sur les crêtes de Peter Island avec l'équipage d'Océanix et leurs amis corses.

Les capitaines en grandes discussions technique et marine.

  

Eh! mais  c'est qui ça ????       Toute la ribambelle autour d'un bon plat de spaghettis bolognaise.

Vue depuis Peter Island sur Saint-John et Tortola.

Un des lieu branché des BVI sur l'île de Jost van Dyke, le Foxy's resto-bar-live music, du même nom que le doudou-renard de Tim. On se devait d'aller y faire un tour!

 

Ambiance festive au bord de la plage sous les cocotiers. Pas mal, hein?

Après l'école, les enfants sur l'île de Jost Van Dyke viennent jouer sur le ponton des navettes.

Repos sur le hamac, après une grande marche. Chaque fois que cela est possible on va se dégourdir les jambes et fatiguer nos petits qui regorgent d'énergie.

 

Un club de plongée sympa. Des plongeurs nous montrent les poissons-lions qu'ils viennent de pêcher. C'est une espèce qui n'existait pas aux Antilles. En 1989, l'ouragan Hugo à détruit un aquarium en Floride qui contenait environ 300 de ces poissons-lions et son contenu s'est déversé dans la mer. N'ayant pas de prédateurs, ils se sont alors disseminés rapidement dans la mer des Caraïbes et sont maintenant une menace pour les autres poissons des récifs corraliens. Ils sont aussi dangereux pour l'homme car leurs épines dorsales contiennent un venin très toxique et parfois mortel. Nous en avons vu souvent cachés à l'ombre dans les récifs. Ces poissons viennent du Pacifique, où là-bas les requins les mangent et par conséquent leur population reste stable et contrôlée, malheureusement les requins des Caraïbes ne les mangent pas! Ils pourraient faire un effort que diantre! Des tentatives pour leur donner l'habitude de manger ces poissons-lions on été essayées, mais sans succès jusqu'à présent.  

   

Ah! ce qu'on est bien avec Papa.                       Tim est un fan de Bob the snail sur l'Ipad!

Un de nos mouillage préféré aux BVI à Peter Island. Il n'y a personne à part les tortues marines et les cactus!

Les-dit cactus s'appellant "coussins-de-belle-mère"... c'est pas gentil ça!!!

Coucher de soleil à Magen's bay au nord de St-Thomas, aux îles vierges américaines.

Notre copain Océanix dit bonjour à un bien plus gros que lui! 

Les paquebots de croisière que nous avons croisés transportent entre 3500 et 5400 passagers. Lorsqu'ils accostent dans des petites villes, c'est impressionant de voir leurs flots de touristes se déverser dans les ruelles où les boutiques de luxe et bijouteries ouvrent en général une heure avant, puis ferment une heure après leurs départs!

 

Coucher de soleil à Cooper Island après un grain.

Soirée crêpe à bord d'Océanix qui prépare sa transat retour: St-Martin-Les Açores-Potugal avec leur trois enfants (Jane 15ans, Philippine 11 ans et Jean-Camille 5 ans). On leur souhaite une belle traversée!

Pendant que les parents papotent les enfants regardent un film. Le bateau est tout d'un coup beaucoup plus calme.  

   

Nils et son grand copain Jean-Camille font des tours avec des plots. Comme ceux que Nils avait à la maison et que son papa n'a pas voulu embarquer car ça chargerait trop le bateau et que de toute façon on peut pas emporter toute la maison avec soi sur un bateau!!!

On quitte nos chers amis en se promettant de se revoir chez eux en Corse ou ailleurs.

Du gazon vert et coupé ras, des banques à tous les coins de rues....Où est-on? Le seul détail qui ne trompe pas c'est le gallinacé qui picore à son aise et qui nous rappelle que oui, on est bel et bien encore dans les Caraïbes! 

Road Town, à Tortola, capitale des BVI, pas moins de 500'000 sociétés ayant inscrits leurs sièges ici, mais dont seulement 10'000 ont effectivement des activités aux BVI. On a eu beau chercher les 500'000 boîtes aux lettres, on ne les a pas trouvées! Tout comme tous les luxueux bateaux que l'on croise dans les belles marinas d'Europe ou des Usa et qui arborent fièrement le pavillon des BVI avec comme port d'attache: Road Town.

Belles conditions de navigation quasi-lacustre.

Mais cela ne durera pas, car on avance dans la saison et les grains, les orages et coups de vent se font plus fréquents, comme en témoigne cette photo.

Coucher de soleil splendide depuis l'île de Culebrita en direction de Porto-Rico. Pour entrer dans cette belle baie, il a fallut passer "la barre" des petits brisants formée par la houle à l'entrée de la passe. Un petit moment de stress bien récompensé dans un endroit magnifique.

28 avril c'est l'anniversaire de Tim et Estelle. 4 ans déjà. Que cela a passé vite, même si les débuts furents difficiles, qu'elle joie de pouvoir être aux côtés de ses enfants et de les voir s'épanouir en vivant de si beaux moments.

Par contre cette année pas moyen de faire un seul gateau pour les deux. Non, non, non, il a fallut en faire un au chocolat pour Estelle et un aux myrtilles pour Tim... et pour trouver des myrtilles par ici, je ne vous dis pas! Mais on en a quand même trouvé! Miam.

Et aussi chacun ses bougies! Joyeux anniversaire!

 

Le phare et la superbe baie de Culebrita (Iles Vierges Espagnoles), où nous passerons quelques jours seuls avec un autre bateau.

Pendant que Nils fait la dernière évaluation à envoyer au Cned pour son année scolaire (CP), les tortues sortent la tête de l'eau de temps à autre.

Bravo Nils pour cette première année d'école par correspondance qui t'a donné bien du travail pour apprendre à lire, à compter et à écrire et qui a aussi donné quelques cheveux blancs à tes parents!

Encore un grain qui va nous rattrapper et rincer le pont du bateau et le capitaine!

La houle du nord se brise en faisant de belles gerbes d'écume.

                                              Complicité des deux petits.

                        

Nils est très fier de pouvoir maintenant démarrer et conduire l'annexe tout seul sous l'oeil attentif de son Papa. Il s'intéresse beaucoup à tout ce qui est technique sur le bateau et... un peu moins à ranger sa cabine.

Ile de Vieques à 10 miles de Porto-Rico. Entrée délicate dans la baie à négocier entre les récifs, mais que par beau temps évidemment.

                 

On s'étonne qu'il n'y aie pas d'autre bateau dans cette magnifique baie, et pour cause! En regardant aux jumelles les inscriptions marquées sur les grands panneaux plantés sur la plage, on s'aperçoit qu'on ne devrait peut-être pas être ici! Mais on est fatigués, il est trop tard pour aller ailleurs et l'endroit, à par les panneaux, est magnifique. Alors on décide de rester et d'aller prendre un petit bain bien mérité sur la belle plage de sable blanc. 

Pourquoi sommes-nous arrivés-là? Nous n'avions pas acheté les guides nautiques de ces Iles Vierges Espagnoles, ne pensant pas aller si loin. Sur le traceur nous n'avions pas prêté attention aux petits traitillés délimitant un territoire militaire et une zone de navigation interdite. Par après en se documentant sur internet, nous avons appris que cette zone a été utilisée par l'armée américaine pour des tirs militaires jusqu'en 2003, lorsqu'elle a du fermer suite à des accidents militaires répétés et aux vives manifestations ayant eu lieu à Washington.

 

Il y a un nombre incroyable d'étoiles de mer, appellée "étoile-coussin" pour leur aspect dodu et rebondi. On est étonné d'en voir une à 4 branche seulement! On espère que le coin n'est pas trop radio-actif et qu'on ne va pas se mettre à briller dans la nuit!

De surcroit en plongeant sur un récif depuis l'annexe, Delphine tombe nez-à-nez avec un obus grand comme elle et non explosé! Elle remonte aussitôt dans le you-you. Bon même si l'endroit est idyllique, on ne va pas trop s'attarder. Juste le temps de faire quelques photos avec nos amies les étoiles de mer et en route vers d'autres lieux au passé moins douteux. 

L'île de Vieques sera le point le plus à l'ouest de notre première année de voyage. Car maintenant nous retournons à l'est avant de virer au sud pour aller à Grenade.

 

2013 avril-mai Iles Vierges suite
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