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2014 Archipel des Tuamotu (août-septembre)

Premières îles en vue après un peu plus de 2 jours de navigation depuis l'île de Ua Pou aux Marquises, ce sont les îles du Désappointement, dont le nom fort étrange nous attire un peu comme un aimant. Nous allons tenter d'accoster l'atoll de Napuka. Début des Tuamotu, elles sont en fait situées à mi-chemin entre celles-ci et les Marquises. 

Après une navigation très irrégulière dans une alternance de grains et de grands calmes, on commence à se fatiguer et l'on dévie de notre route directe pour s'approcher de ces atolls pour tenter de s'y arrêter. Les guides et les cartes nous indiquent que cela n'est pas possible, car aucune passe navigable n'entre dans le lagon intérieur.

Comme la houle et le vent ont faibli, on décide d'essayer de s'ancrer sur le tombant du récif extérieur. C'est une manoeuvre qui est rarement possible car les récifs des atolls tombent directement à pic à des profondeurs atteignant rapidement plusieurs centaines, voire milliers de mètres et souvent la houle est trop importante pour le faire. En effectuant un repérage sous le vent de l'atoll, on voit toutefois une possibilité par 15 mètres de fond sans risquer d'être trop près des récifs et des rouleaux qui s'y brisent.

Vue depuis le bateau ancré à l'extérieur de l'atoll en pleine mer. Nous allons ensuite en annexe sur 2 miles vers un petit débarcadère à barques qui a été creusé dans le récif extérieur. Pas moyen d'entrer le lagon.

Nous sommes accueillis très chaleureusement par les exclamations des enfants jouant et pêchant depuis le bord. Nous avons vraiment l'impression de débarquer comme des extra-terrestres car toutes les personnes que nous croisons nous demandent d'où l'on vient avec notre canot pneumatique. Lorsqu'on leur demande quand ils ont vu le dernier voilier, ils hésitent puis nous disent que cela doit faire au moins 4 à 5 mois. Ils ajoutent qu'il ne voient que quelques bateaux de plaisance par année en plus d'un cargo qui vient les approvisionner une fois par mois.

Immédiatement, nos enfants sont entourés par ceux de l'île qui les promènent à travers tout le village sur une bicyclette à trois roues, contents de connaître de nouveaux copains.

 

Napuka c'est un peu le bout du monde. Rarement dans nos voyages, on a eu l'impression d'un tel isolement. Les 300 personnes du village vivent en vase clos. Seuls les jeunes, s'ils le peuvent, quittent l'île pour s'installer ailleurs.

Les activités locales sont la récolte des bénitiers, coquillages qui, une fois la bête retirée, sont rejetés dans le lagon et s'accumulent sous forme de tas comme celui ci-dessus et la récolte de la coprah, chair de la noix de coco envoyée à Tahiti d'où est extraite ensuite l'huile.

Cependant, cette activité est en plein déclin car depuis plusieurs années les cocotiers sont victimes d'un insecte ravageur qui détruit le coeur de l'arbre. Du coup, depuis 10 ans, la production de coprah a été divisée par 10. De ce fait, les habitants n'ont quasiment plus de revenus, à part les maigres chèques reçus de la métropole. La plupart n'ont même plus les moyens de s'acheter du carburant pour les moteurs de leurs barques de pêche.

Ce petit garçon me montre fièrement les deux tortues que son papa a attrapées. Ils attendent qu'elles grossissent encore un peu avant de pouvoir les manger. La protection des animaux ne semble pas avoir trop d'impact par ici. Tout ce qui bouge se mange.

Nous observons qu'ils ne font pas de cultures, ni de jardins sur ce sol jonché de corail. Alors, on demande à plusieurs enfants ce qu'ils mangent à la maison. Tous nous disent manger de la coco, du riz (importé) et un coquillage local appelé bénitier. D'autes ajoutent que parfois pour avoir un peu de viande, leurs parents tuent un des nombreux chiens errants. A cela s'ajoutent quelques papayes, poissons de récifs pêchés depuis le bord, cochons et les rares produits que peuvent acheter les familles à l'épicerie locale. Pourtant l'île ne semble pas manquer d'eau douce car elle possède une lentille aquifère comme la plupart des îles corraliennes et l'on voit de nombreux puits qui pourraient être mis à profit pour d'éventuelles cultures maraîchères.

Nous faisons la connaissance de Pierre et Domi un couple charmant de Popa'a (Français vivant en Polynésie) qui tiennent le dispensaire de l'île. Eux aussi nous font part de l'isolement et de la problématique d'une petite communauté si loin de tout. La cosanguinité, la forte sédentarité et la monotonie de l'alimentation ont un impact très négatif sur la santé de cette population.

Pierre nous parle aussi de la difficulté d'avoir les traitements nécessaires pour soigner correctement ces gens, car ceux-ci ayant peu de moyens financiers, ils n'ont pas accès à des médicaments non remboursés. Nous avons vraiment l'impression que la réalité des gens de Napuka est au propre et au figuré aux antipodes de la réalité d'un pays comme la France, même s'ils en font partie. Pierre confirme qu'ici ils sont un peu les oubliés! Nous sommes touchés par le dévouement de ce couple. 

Comme d'habitude, Estelle ne tarde pas à trouver une petite copine avec qui elle passe de magnifiques moments. Elle lui offrira même un doudou et la maman de la petite la remerciera en lui donnant de beaux coquillages.

Revenus à bord d'Oniva, nos enfants ont une fois de plus conscience de la chance qu'ils ont de ne manquer de rien et ils réunissent dans un grand sac des jouets qu'ils veulent se presser d'offrir aux enfants de Napuka.

Le lendemain, on organise une chasse au trésor dans la cocoteraie avec une ribambelle d'enfants de tout âge. Le plus grand de 14 ans est aussi ravi de trouver un petit Playmobil caché au pied d'un tronc.

Les enfants ont tellement eu de plaisir à participer à cette chasse au trésor, qu'ils me redonnent tous leurs jouets pour que je les cache à nouveau plusieures fois. L'un deux me dit qu'ils ne reçoivent un cadeau que le jour de Noël dans la belle église de l'île.

Après 3 jours très émouvants et riches en rencontres, nous reprenons le large car le vent souffle à nouveau et le mouillage sur le récif extérieur n'est plus tenable. C'est avec les yeux humides qu'on leur dit "Au revoir, et peut-être à une prochaine fois!" Et un petit garçon d'ajouter: "Tu dis ça, mais tu ne vas jamais revenir!"...Qui sait?

On reprend la mer pour 2 jours en direction de l'atoll de Raroia. La pêche d'une bonite nous remet du baume au coeur et ce soir il y aura des accras au menu.

                                

Une petite histoire avant de dormir. En navigation, les trois enfants préfèrent dormir ensemble dans la même cabine.

Arrivée dans le magnifique atoll de Raroia. Pas un seul autre voilier à l'horizon.

Le lendemain, on va visiter une ferme perlière. Malheureusement j'oublie mon appareil de photo. Il n'y aura donc que le texte!

Belle rencontre avec Gigi, la gérante de la ferme qui nous explique en détail le processus de culture des perles. Elle nous fait visiter la ferme où des Tahitiens s'occupent de nettoyer, d'enfiler les jeunes huîtres perlières sur des lignes pour les placer dans le lagon au bout de bouées, puis de récolter les huîtres adultes. Un des travailleurs glisse dans la poche d'Huaras une petite poignée de perles avec quelques défauts comme souvenir!

Puis, on visite les logements des employés chinois qui nous accueillent en nous offrant un carton plein de salades, de pota (sorte de côtes de bettes) et d'autres légumes venant de leur potager. Ils partent le jour même pour une autre ferme perlière et sont contents de distribuer une partie de leur récolte à d'autres qu'à leurs collègues tahitiens qui, dès leur départ, iront se servir dans leur potager sans l'entretenir. Ces Chinois viennent directement de Hong-kong et ils ont pour tâche de placer délicatement le greffon dans l'huître avec des outils spéciaux. Leur tâche est donc bien différente et plus spécialisée que celles des Tahitiens. Malheureusement, elle reste moins payée car ils ne bénéficient pas du SMIG (salaire minimum) à la française...

Lorsque l'on demande que font les Paumotous (habitants des Tuamotu) dans tout ça, Gigi me dit qu'ils sont surtout managers comme elle-même. Puis, elle part dans sa maison nous chercher quelques biscuits et de belles coquilles de nacre encore une fois pour les enfants. Quel accueil magnifique de la part de tous ces travailleurs, où chacun a voulu nous offrir le peu qu'il avait alors que nous étions venus en annexe les mains vides. 

Les trois moussaillons prennent la pose.

Seuls au monde au nord de l'atoll de Raroia. Un des plus beaux endroits que nous ayons vus aux Tuamotu.

On explore les "hao" (canaux traversants) du lagon en annexe et on fait nos premières rencontres avec les requins. Ils s'agit surtout de requins à pointes noires qui habitent les récifs et les lagons. Ils sont relativement inofensifs et une fois leur curiosité satisfaite, ils repartent aussitôt. Au début, nous sommes impressionnés par leur présence à chacune de nos baignades. Puis, nous nous y habituons et finalement nous devons souvent rappeler à Tim et à Nils de ne pas les suivre, car même s'ils ne sont pas réputés être aggressifs, cela reste tout de même des poissons aux dents longues...

Un motu (îlot) idyllique.

Nous quittons Raroia pour l'atoll de Makemo. Les forts courants dans la passe sont de plusieurs noeuds. Il faut pouvoir compter sur la pleine puissance de ses moteurs. Il faut essayer de franchir la passe à l'étale (de basse ou haute mer) lorsque les courants sont moindres. Mais on a beau consulter les tables de marées, il est rare que la réalité corresponde à l'heure théorique. En effet, en plus de la marée, une forte houle peut aussi remplir le lagon par les canaux secondaires. Dès lors, celui-ci étant trop plein, il ne fera que de se vider. Le courant dans la passe sera alors uniquement sortant durant ces jours-là. 

                                   

Rencontre avec une famille fort sympathique venue de l'île de Kodiak en Alaska et sillonnant depuis 7 ans le Pacifique à bord de Galactic, un solide bateau en acier. Ils font route vers la Patagonie!

En restant à l'écoute sur la radio VHF, ils nous seront d'un bon soutien moral lors d'un échouage temporaire non voulu sur un récif pointu peu visible de cet atoll. Plus de peur que de mal et l'on pourra réparer assez facilement à l'aide de résine époxy sous-marine après être retourné au village principal.

Les enfants du village, nous voyant revenir, viennent à notre rencontre et emmènent nos enfants jouer pendant qu'on paufine la réparation en se remettant de nos émotions.

                                  

On se dépêchera de quitter cet atoll difficile pour rejoindre celui de Fakarava, aux chenaux bien balisés et sécurisants. En route, le vent faibli et on aura tout loisir de pêcher. Pour la plus grande joie des garçons, on attrappe une superbe dorade coryphène qui nous nourrira pendant plusieurs semaines grâce à notre congélateur remis en marche pour l'occasion.

Préparation du poisson.

Ancien phare pyramidal vieux de 80 ans qui marque l'arrivée à l'atoll de Fakarava. En franchissant  la passe Garuae large de 1.8 km, on sera accueilli par une baleine sautant entièrement hors de l'eau à l'avant de notre bateau ainsi qu'un groupe de dauphins très joueurs.

Les enfants sont toujours aussi émerveillés par le spectacle magnifique que nous offrent ces mammifères marins. On est très loin des Marinelands et autres aquaparcs!

Au lever du jour nos amis de Nouvelle-Zélande du bateau Koru Aihe viennent nous accueillir avec du pain frais. Les enfants retrouvent avec joie leurs petites copines Isla et Paige. On part ensemble visiter l'église en corail du village. Elle est ornée à l'intérieur de magnifiques guirlandes de coquillages et de nacre. Puis, on fait le plein de produits frais qui nous ont manqué ces derniers temps.

On est le 15 août, le jour de l'Assomption, et l'on assiste à une belle procession avec de magnifiques chants à travers le village. Comme les atolls n'ont pas tous leurs pasteurs ou curés en résidence, les habitants de Fakarava attendent avec impatience celui qui arrivera par l'avion de 15h d'un autre atoll. La procession peut enfin commencer.

                                  

Estelle et sa copine Isla regardent les offrandes faites en route sous l'arbre à pain, arbre sacré, en s'enroulant dans la même serviette après une longue baignade dans le lagon.

Souper délicieux sur Koru Aihe, préparé par Chante qui est une fine cuisinière, ayant travaillé pendant de nombreuses années comme "chef" sur des yachts de luxe avec son mari Stewart, skipper.

Nous savourons ces moments précieux passés avec des familles où parents et enfants s'amusent tout autant.

Ce matin, c'est corvée "bananes", un de nos aliments de base sous les tropiques. On va les chercher vers une ferme perlière. Dans le jardin de la propriétaire admirablement fleuri et bien tenu, la terre de sa haie et de ses bacs à fleurs est recouverte de milliers de perles ayant des petits défauts. C'est vraiment le pays de la perle qui apporte une certaine prospérité à ceux qui la travaillent de façon indépendante.

Toutefois, une grande partie des fermes perlières appartient au magna chinois de la perle, Robert Wan, un très bon copain de Gaston Flosse, l'ex-président de Polynésie Française récemment déchu judiciairement pour moultes malversations. 

                                    

                                      Tous les dégradés du bleu sur le lagon.

Qu'est-ce qu'on s'en raconte des histoires entre copines! Et en anglais de plus!

On se déplace au sud de l'atoll de Fakarava, qui fait 60 km de long, au mouillage d'Hirifa où Chante vient nous accueillir à la nage avec des muffins encore toutes chaudes.

Estelle joue avec la faune domestique locale.

Contents les parents dans ce petit paradis des mers du sud!

Une pose en famille cette fois-ci.

Puis avec les copains.

En route pour la célèbre passe sud de Fakarava, avec son "mur" de requins et ses plages de sables roses.

Wind-surf pour les uns et kite pour les autres, une parenthèse fun très sympa.

Baignade pour tous dans des eaux cristallines très poissoneuses.

Sundowner on the beach!

                           

Première plongée avec bouteille pour Nils avec son Papa en bordure de la passe-sud de Fakarava.

OK?

 

Voilà ce qu'il y a sous l'eau. Nils est tout fou de voir tous ces requins pointes noires (espèce relativement inofensive, mais requin tout de même) et il faut le modérer un peu dans son enthousiasme car si on le lui permettrait, il n'hésiterait pas à s'accrocher à leurs ailerons.

Pour Nils, une autre dimension s'ouvre désormais à lui et il est très content maintenant de pouvoir rester sous l'eau comme les poissons.

Les parents s'offrent la fameuse "passe-sud de Faka" à 20-25 m. de fond pendant que les copains du bateau Sirena gardent les enfants sur la plage.

Un beau napoléon passe placidement devant la caméra affublé de sa rémora qui se colle sous lui avec sa ventouse.

On s'approche du "mur de requins" en surveillant ses arrières...

Je n'ose filmer les requins gris que lorsqu'ils s'en vont nager un peu plus loin. On a estimé leur nombre à 80. Avec Huaras on ne fait pas pas trop les fiers à plus de 20 mètres sous l'eau devant tant de spécimens dont la plupart sont plus gros que nous.

Stand-up paddle dans le calme du lagon.

Notre coin pic-nique et barbecue préféré sur l'un des motus de Fakarava-sud.

Moments magiques autour du feu avec les bato-copains Koru Aihe, Sirena et Tangatapu. La récompense après tant de traversées parfois difficiles et souvent éprouvantes.

 

L'occupation favorite des garçons au mouillage, tenter d'appâter les requins pointes-noires.

         

Encore un pointe-noire qui tourne autour du bateau. Nils, Estelle et ses copines en déguisements de princesses.

Allez! Ramassage des enfants sur les bateaux pour une partie de bricolage (arts-and-crafts) sur Koru Aihe.

Un nouveau bateau arrive avec 4 enfants à bord, venant aussi de la petite ville de Nelson, dans l'île du sud de la Nouvelle-Zélande, comme Koru Aihe. Quelle coïncidence! C'est décidé, nous allons donc tous nous retrouver durant l'été austral dans cette charmante petite ville où nous allons passer 3 mois de la période cyclonique en mettant nos enfants à l'école après avoir laisser le bateau en marina à Moorea en Polynésie. Après un an et demi de navigation, cela fera une pause terrestre bienvenue.

Nous nous retrouvons donc à 4 familles avec 10 enfants entre 1,5 an et 9 ans dans ce coin désert des Tuamotu. Au programme: barbecues et chateaux de sable. Ce soir, on grille des marshmallows pour le dessert. Slurp!

Voici le canal de Panama Bis en construction sous l'oeil attentif et attendri des Papas.

Bravo les artistes!

Puis, chacun repart vers ses horizons et pour nous c'est destination l'office de poste de Rotoava à Fakarava-nord où le colis du Cned (le matériel scolaire) de Nils est arrivé. Il ne se réjouit pas trop de commencer l'année. Toutefois, il a pleine conscience de la chance et de la liberté qu'il a à voyager en faisant l'école sur le bateau avec ses parents.

On reçoit le fameux colis soigneusement envoyé par la Maman de Delphine avec quelques pièces de rechange pour le bateau qui vont nous occasionner bien des tracas et des taxes supplémentaires avec l'administration des douanes polynésiennes très pointilleuses et âpres au gain sur les produits importés. Délestés de quelques centaines d'euros en taxes et frais administratifs divers et variés, nous pouvons maintenant attaquer l'année scolaire de plein pied.

Pour se mettre en forme sous les tropiques, rien de tel qu'une bonne fondue suisse que nous gardions précieusement depuis longtemps dans nos réserves.

                                                Bonjour à tous!

                              

Cocoteraies soigneusement entretenues après la récolte de la coprah.

En route pour l'atoll de Toau.

La passe Otugi, au sud-est de l'atoll de Toau se mérite et doit s'apprivoiser. Nous resterons plus de 6 heures à attendre patiemment devant que l'étale vienne et nous permette d'entrer (moment où le courant s'annule et s'inverse). Les tabelles et autres simulateurs des courants de marées sont totalement faux pour cette passe et, malgré notre patience, l'étale ne viendra pas tant la forte houle de sud remplit le lagon qui se vide continuellement par ses passes principales. Redoutant de passer une nuit en haute mer à faire du sur-place en vain, nous profitons d'une légère diminution dans la force du courant et la hauteur des déferlantes du mascaret pour finalement tenter une dernière entrée avant le coucher du soleil. Nous y parviendrons de justesse, luttant contre un courant de 5-6 noeuds.

Ouf! On l'a franchie cette fichue passe qui nous a fait tant attendre. On jette l'ancre quelques minutes avant le coucher du soleil dans un magnifique lagon désert et sauvage.

Promenade sur le platier.

Réunion insolite de coquillages bien vivants.

Habitation typique de Paumutus récoltant la coprah (chair blanche de la noix de coco dont on extrait de l'huile).

Nous faisons la connaissance de trois frères, les seuls habitants du sud de cet atoll comptant 40 habitants en tout. Ils sont surpris de nous voir, car rares sont les voiliers qui osent franchir cette passe redoutable.

Ils nous offrent deux belles langoustes en échange de quelques fruits et boîtes de conserve. Ils restent seuls dans cet endroit isolé en autarcie pendant 2 à 3 mois pour récolter la coprah qu'un bateau à moteur puissant viendra chercher.

Miam, le menu du soir est vite organisé! "Avec beaucoup de mayonnaise," rajoute Estelle...

                                      

Puis, les trois frères nous montrent les crabes de cocotiers qu'ils ont récoltés la nuit précédente.

Imposante bestiole aux pinces redoutables capable d'ouvrir les noix de coco. C'est paraît-il un crustacé délicieux dont la chair a un léger goût de coco, base de leur alimentation. Nous, on préfère déguster les langoustes, plus faciles à mettre dans la casserole! 

Les enfants trouvent ces crabes très rigolos. Attention aux doigts cependant!

                       

Belle dorade coryphène (mahi-mahi) que l'on pêche quelques jours plus tard au large. 1.44m et 15kg, notre record. Eh! voilà, le congèl est de nouveau rempli.

Au revoir et à bientôt on espère, charmantes Tuamotu, si ressemblantes et douces en apparence mais pourtant si étonnament variées et difficiles d'accès.

Cap sur Tahiti et les îles de la Société. Retour temporaire à l'abondance occidentale et à une autre forme de civilisation.

 

2014 août-sept. Tuamotu
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