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Bonaire suite, avec les grands-parents (janvier 2014)

L'année commence avec la visite tant attendue des grands-parents pour 9 jours. Delphine va chercher ses parents à l'aéroport le soir en annexe en traversant la baie. Ils sont un peu surpris du mode de transport choisi, mais à Bonaire c'est le plus pratique pour aller à l'aéroport.

Arrivés à bord, les grands-parents sont accueillis par les enfants qui sont fous de joie de les revoir. Ils ont préparé avec soin une belle banderole de bienvenue.

On loue un pick-up 4x4 pour visiter Bonaire et c'est armés d'arcs et de flèches fabriqués par André que les enfants vont faire visiter l'île à leurs grands-parents.

Le climat est chaud et sec, alors les cactus cadushi (Cereus repandus ou Peruvian apple cactus) ont proliféré sur toute l'île lorsqu'elle a été déforestée par les colons qui brûlaient le bois pour en faire du charbon végétal ou pour calciner les coraux morts récoltés sur les plages pour en faire de la chaux. Ce cactus est coupé par segment et employé pour faire des barrières qui sont en effet très dissuasives. Les Bonairiens utilisent aussi l'écorce pour en faire une soupe.

Bonaire c'est vraiment l'île des cactus cadushi qui ne laissent que peu de place à d'autre espèces végétales. Cela crée un paysage tout à fait particulier et inhabituel.

Un autre symbole de l'île sont les flamands roses qui peuplent les nombreux lagons et salines.

Avec les grands-parents qui sont d'assidus randonneurs, on n'a pas pu résister à la tentation de gravir les 241 mètres du sommet culminant de Bonaire. A 30°C et en plein soleil, cela nous a quand même demandé un certain effort, récompensé par une magnifique vue sur la mer et les lagons. 

Attention aux casquettes, car les alizés de janvier au sommet ça décoiffe.

                               

                      Nils tout fier d'être arrivé en premier en haut avec son grand-papa. 

 

Des jolis perroquets font partie des nombreux oiseaux se nourrissant des fruits des cactus. Autres animaux symboliques de l'endroit, les ânes sauvages et les iguanes.

 

Un pan très sombre de l'histoire de ces Antilles néerlandaises, comme des Antilles en général, est l'esclavage. Ici, les esclaves étaient surtout employés à la récolte du sel issu des salines couvrant la partie sud de l'île. Ces tout petits pavillons sans fenêtre étaitent leurs cases dans lesquelles ils étaient entassés pour dormir. Il y a plusieurs obélisques les long de la côte, comme celui-ci qui est orange. Lorsqu'un drapeau de couleur de l'obélisque était hissé vers l'un deux, cela marquait pour les bateaux le lieu de chargement du sel transféré par des chaloupes.

La production de sel est encore très active sur l'île, mais les machines ont remplacé la main-d'oeuvre asservie. La principale source de revenus est maintenant le tourisme tournant autour de la plongée sous-marine, du kite-surf et de la planche à voile ainsi que les bateaux de croisière faisant escale. Les alizés soutenus et réguliers ainsi que les fonds marins exceptionnels en fond une destination de choix pour les amateurs de ces sports nautiques dont nous faisons partie.

Ce petit bonhomme n'a pas l'air trop malheureux.

Estelle, toujours avec sa belle robe martiniquaise qu'elle ne veut pas quitter.

La houle côté est vient se briser en faisant de belles gerbes d'eau.

Le fameux spot de planche de Sorobon offre un très beau spectacle avec des couleurs superbes.

Un récif coralien à quelques mètres seulement d'une belle plage de sable blanc.

Nils, c'est quoi cette grimace en navigation?

Delphine prépare des tranches de yuca, autrement nommé cassave ou manioc selon les pays. Miam!

 

Une petite pose pour la photo!

                       

        Ce qu'on est bien avec son grand-papa qui nous raconte tellement de choses.

Mais que se passe-t-il? Estelle, qui adore le rose et les princesses, trouve que ce flamand a des beaux yeux.

Le ponton du Karel's bar, endroit sympa pour boire un verre. Mais ce bar devient une véritable calamité lorsqu'il fait retentir dans tout le mouillage une sono trop fort à la musique boum-boum infernale pour les pauvres navigateurs déjà endormis. La musique commençant en général vers 23h et ne cessant qu'à 3 heure du matin en fin de semaine, il vaut mieux s'équiper de boules quies ou choisir les bouées les plus éloignées même si cela est moins pratique pour aller à terre.

En annexe on glisse sur les eaux calmes du mouillage pour aller fêter l'anniversaire de grand-papa au restaurant. Bonne fête!

On profite de faire une dernière plongée avec les bouteilles quand on a encore des vistes à bord qui peuvent surveiller nos enfants. Rien que le récif fringeant à l'arrière du bateau au mouillage nous offre déjà de belles plongées avec une multitudes de poissons tropicaux dans une belle eau claire. 

Voilà plus d'un mois qu'on est à Bonaire, une escale sympa pour y recevoir des visites. C'est la première fois qu'on est resté aussi longtemps dans un endroit et au même mouillage. Il faut dire que tout le pourtour de l'île est un parc maritime protégé et que les voiliers ne peuvent pas ancrer, mais doivent s'amarrer sur des bouées. C'est contraignant, mais c'est certainementles bonnes  conditions pour pouvoir préserver ces fonds marins exceptionnels.

Snif! Le séjour des grands-parents est déjà terminé. Ils vont retourner vers la neige tandis qu'on va continuer vers l'ouest. Le lendemain cela fait un grand vide. Les enfants sont assez nostalgiques pour la première fois. Probablement un signe qu'ils grandissent et qu'ils ne vivent plus que dans le moment présent. Ils réalisent maintenant qu'ils ne reverrons pas avant un certain temps leurs grands-parents chéris. Mais l'éloignement des proches fait aussi partie des difficultés du voyage.

 

2014 janvier Bonaire (suite)
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