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2014 Marquises sud (juin)

Iles de Fatu-Hiva, Tahuata et Hiva Oa

Après 18 jours et 3000 miles (= 5500 km) de traversée depuis les Galapagos, nous sommes subjugués par la beauté saisissante de Fatu Hiva, la première île des Marquises que nous visitons, et tout particulièrement par le site de la Baie des Vierges où nous ancrons. C'est un mouillage mythique pour tous les circumnavigateurs et il s'en dégage une émotion d'autant plus palpable après plusieurs semaines passées sans avoir vu de terre.

Le jour de l'arrivée aux Marquises, rien que la vue de la terre nous comble et ce n'est que le lendemain matin qu'on mettra pied à terre pour se dégourdir les jambes. Cela fait tout drôle et toute la famille gambade sur le beau gazon vert devant l'église du village.  Il nous manque un peu de jus dans les mollets. Sans les mouvements du bateau, au début, on a l'impression que tout est trop statique. Autant dire qu'on ne passe pas inaperçu à courir dans tous les sens, mais nous ne sommes certainement pas les premiers à avoir des réactions de la sorte. Les enfants sont très joyeux et tout surpris que les gens parlent français après plus d'une année passée dans des pays non-francophones.

Une des premières choses que les enfants veulent faire à terre, c'est un feu! On ne peut pas le leur refuser alors on se met en quête de brindilles. Il ne manque plus que les saucisses, mais ça on ne les a pas encore trouvées.

Par contre, on a retrouvé avec grand plaisir nos amis de Nomadeus arrivés un jour plus tôt et avec qui on a tant échangé  par mail durant la traversée.

Astrid déjà pleine de dynamisme, nous a organisé une grande marche de 17km à travers l'île en compagnie d'autres navigateurs (Diego et son frère, des Italiens et Jytte Suédoise-Sud-Africaine). On laisse donc Tim et Estelle (5 ans) au bon soin des filles d'Astrid et la famille de Jytte nous conduit avec leur catamaran Amphitreete à Omoa au sud de Fatu-Hiva. De là-bas, on devra revenir à pied par les montagnes.

Statue en forme de Tiki sur la digue protégeant le village d'Omoa.

Notre enthousiasme rencontre vite quelques difficultés car il a plu toute la nuit et les cascades sont en crues.

L'accalmie sera de courte durée et la trotinette de Nils de peu d'utilité. En plus, on se trompe de chemin et après plus d'une heure de marche on se rend compte de notre erreur.  Ici rien n'est balisé et les cartes sont inexistantes.

Cela semble mal parti, on rebrousse chemin et on va se réfugier chez Lionel, un retraité du CEP de Mururoa. Il tient une pension et nous accueille pour le repas pendant que la pluie ne cesse de tomber. On est tellement trempé que son épouse nous apporte des serviettes de bains et des T-shirts secs. On mange le menu de midi ainsi drapés. Pensant que Nils (7 ans) en a déjà pas mal fait, je décide de retourner en bateau avec Jytte tandis que le reste de l'équipe passera par la montagne.

On est de retour sur Oniva sous des trombes d'eau et des coups de vent. La mer est brune et jonchée de troncs et de noix de cocos à cause des cascades en crue qui ruissellent de partout. On n'ose imaginer les conditions qu'Huaras et les autres ont dans la montagne. 

On a l'impression d'être sur une rivière tellement cela souffle et qu'il y a de débris. On voit un pêcheur qui essaie de ramasser par dizaines les noix de cocos qui flottent.

Enfin, le déluge s'arrête et la fine équipe trempée et secouée arrive, ramenée à mi-parcours par une jeep qui cassera son pare-chocs en traversant le dernier gué. Nils est rassuré de revoir son Papa.

C'est quand même plus sympa avec le soleil, même si les hautes montagnes de l'île le voient rarement. Mais les moments de calme sont rares par ici car le cirque de montagne canalise des forts vents. Ce même soir, on aura jusqu'à 40 noeuds, alors qu'au large le temps semble correct. Veille de mouillage de rigueur, Huaras surveillera la bonne tenue de l'ancre toute la nuit.

 

Le dimanche, on va manger un vrai repas marquisien. C'est le traditionnel "four marquisien" comme ils l'appellent: on creuse un grand trou dans la terre, on met du cochon sauvage, de la chèvre, du poisson, du manioc, des bananes plantain, du fruit de l'arbre à pain, etc.. dans des petits paniers tressés avec des feuilles de bananiers. Ensuite, on laisse cuire 8 heures environ en recouvrant le tout de braises, puis de pierres et de feuilles de bananiers pour rendre le four étanche à l'air afin qu'il n'y ait pas d'oxygène et éviter ainsi que les aliments ne se carbonisent.

Le résultat est délicieux, même si l'apparence est un peu rustique. Concernant l'intérêt de la gastronomie locale, les enfants sont un peu plus réservés à ce propos.

 

Marcel, le très sympatique équipier du bateau Nomadeus, est aussi l'interlocuteur préféré de notre Tim qui ne se lasse pas de lui poser des questions sur la pêche.

Nils est admiratif des belles sculptures des nombreux artisans de l'île. Avec la pêche et la récolte du coprah, l'artisanat est une des occupations principales des habitants des Marquises et surtout des îles éloignées de tout comme Fatu Hiva.  

Cyane et son  Papa Jérôme, Diego (astrophysicien de formation et grand voyageur) et Huaras sur le quai d'Hanavave. 

Hanavave vue de la piste qui traverse l'île.

La famille Gauthey "en excursion" dans les hauteurs. Cela nous rappelle de loin notre chère Patrie.

                               

                                                    Une belle cascade.

Le catamaran Gra Pha, un modèle Warham construit de A à Z par Bertrand. Quel travail, chapeau!

                            

Son épouse, Marie-Hélène nous y invite pour manger des crêpes, nos trois têtes blondes ne lui font pas peur, elle qui a élevé sept enfants! Nos enfants se régalent, d'autant plus qu'en bonne grand-maman, elle a plein de jouets à bord.

                                    Au revoir Fatu-Hiva la sauvage!

Direction l'île de Tahuata, dans la baie de Hanamoenoa, où l'on retrouve l'équipage suisse de Priscalina avec leur petite Ronja de 1 an qui fait ses premiers pas.

Une quinzaine de bateaux sont dans cette belle baie au sable clair et en fin de journée c'est l'apéro pour tous. Des équipages de toutes origines. Mais, fait exceptionnel, nous sommes 3 familles suisses sur des catamarans! Jusqu'à présent nous n'avions que rarement rencontré d'autres bateaux suisses et encore jamais de famille. Alors là, ça nous fait plaisir de pouvoir échanger entre compatriotes. On en profite pour réviser le "Sur nos Monts quand le Soleil."

Contrairement aux Caraïbes, où l'on cherchait les baies désertes. Ici aux Marquises on est plutôt content de retrouver du monde et surtout des petits copains pour nos enfants. Car des baies désertes, par ici il y en a partout. Comme on arrive un peu en fin de saison pour les Marquises, les bateaux se font plus rares. En effet, beaucoup de bateaux doivent pour des questions de visa de trois mois en Polynésie, traverser le Pacifique en une saison. Alors, ils doivent se hâter pour arriver en Nouvelle-Zélande ou plus loin avant la saison cyclonique du Pacifique sud qui commence en novembre.

L'équipage de Koa (Ronja est cachée). Sans nous connaître, pour que nos enfants respectifs puissent jouer ensembles, ils nous ont donné rendez-vous avec le téléphone satellite, un bateau-copain leur ayant dit qu'on arrivait bientôt. Ah! La technique à quoi ça sert!

Tim joue au bateau-pirate avec Lars qui parle suisse-allemand, mais ils ont l'air de se comprendre.

Les enfants sont ravis de montrer leur petit train en bois aux copains.

On va au village de Vaitahu à 2 miles au sud en annexe. On y croise de nombreux dauphins en route.

Belle église récente, financée par le Vatican. C'est un lieu symbolique, car c'est ici que s'arrêta en 1595 le navigateur espagnol Mendana, le premier bateau européen arrivé en Polynésie. Ce n'est que 180 ans plus tard qu'un second bateau européen s'y arrêta en 1774, c'était celui du Capitaine Cook, grand explorateur du Pacifique. 

Visite du village et cueillette de citrons et pamplemousses avec Ulf, Gisela, Lars et Ronja.

Les belles plages du nord de Tahuata.

Tous les matins autour du bateau on assiste à un véritable ballet de raies mantas, les plus grosses faisant largement 4 ou 5 mètres. C'est absoluement fabuleux.

Par moment il y en a jusqu'à huit qui nous tournent autour, faisant un festin dans cette eau riche en plancton. C'est un des plus beau spectacle sous-marin qu'on ait vu.

Elle est pas belle la vie, hein Nils?

Apéro sur Priscalina, avec Olaf et ci-dessous, Renata et Ronja. Une famille suisse rencontrée il y a plus d'une année en Martinque.

                               

Atuona, la petite ville de l'île d'Hiva Oa, île principale du sud des Marquises. Il y a environ 2000 habitants sur cette île et 9000 dans tout l'archipel des Marquises. Autant dire qu'il y a de la place et que ce n'est pas surpeuplé. Tout le monde se connaît ou presque.

A l'apogée de la civilisation marquisienne, il y a eu jusqu'à près de 100'000 habitants dans les îles. Au contact des Européens la population connut un fort déclin et en 1926 il ne restait plus que 2100 habitants dans tout l'archipel, décimés par les maladies, les querelles entre tribus et la confrontation entre les deux civilisations.

Parmi les personnalités qui contribuèrent au siècle dernier à faire connaître les Marquises il y a eu Jacques Brel, sur la tombe duquel nous allons rendre hommage. Sa dernière chanson célèbrant les Marquises résonne en nous avec émotion. Estelle couvrira sa tombe de fleurs de tiaré "pour qu'il soit content au paradis" comme elle nous le dit.

                               

                                           Epitaphe sur la tombe de Brel.

L'avion de Brel, "Jojo" qui lui permettait de se rendre à Tahiti lorsque sa santé se détériorait.

                              

La tombe de son non moins illustre voisin d'éternité, Paul Gauguin décédé dans l'oubli et la misère mais dont les oeuvres lumineuses ont su magnifiquement rendre la chaleur des habitants et la richesse de leurs îles.

Une reconstitution de la maison de Gauguin qu'il avait appelé "la maison du jouir", mais dont tous les jours ne devaient certainement pas être dimanche.

Une réplique en cire de l'artiste.

On s'offre un bon repas à l'Hanakéé Pearl Lodge d'Hiva Oa, d'où la vue sur la baie est somptueuse. Non je n'ai pas découpé cette photo dans un magazine!

Au lever du soleil, au mouillage d'Atuona dans la baie de Tahauku, les montagnes n'ont pas encore de nuages. On se lève tôt pour profiter de la journée car sous ces latitudes, à 18h00 il fait déjà nuit.

Le site archéologique remarquable et peu visité de Tohua Upeke dans la baie de Taaoa, au sud d'Atuona, est encore que partiellement dégagé de la dense forêt qui l'a envahi. C'est un lieu très impressionnant au pied de hautes falaises face à une large baie.  

Il y a plus de mille plates-formes cérémonielles répertoriées dont une toute petite partie a été restaurée et dégagée de la végétation très abondante et envahissante. On ne s'attendait pas à voir de sites aussi grands et spectaculaires aux Marquises, preuve de leur civilisation remarquable ansi que de leur population fort nombreuse. Reste leurs goûts gastronomiques discutables...

Certains de leurs anciens rituels nous font froid dans le dos, comme ceux ayant trait au cannibalisme qui semble avoir perduré jusqu'à il y a une centaine d'années seulement. Voici un trou qui se prolonge à l'intérieur de la plateforme sacrée, le marae, où étaient enfermées les victimes dans l'attente de leur sacrifice. Brrr!

Une des magnifiques baies de la côte nord très sauvage d'Hiva Oa qu'on visite d'abord en voiture de location  en empruntant des pistes cahotiques, avant d'y revenir plus tard en bateau.

Les nombreuses chèvres, tout comme les poules, coqs et cochons sauvages, font partie du gibier marquisien. Il est permis à chacun de les tirer si les animaux viennent sur leurs terres. 

La somptueuse baie de Puamau, un des sites archéologiques les plus célèbres des Marquises par la présence de magnifiques Tikis, statues à forme humaine taillées dans la roche volcanique. 

                           

                      Voici le Tiki le plus grand de Polynésie française, mesurant 2.7 m.

                                 Et voilà le Tiki couché, sympatique lui aussi!

La tombe des derniers rois de Puamau décédés au début du 20ème siècle.

Et voici enfin le Tiki le plus sympathique rencontré au gré de nos prérégrinations archéologiques: le Tiki souriant. Planté tout seul au milieu d'une forêt de manguiers, de banians et d'arbres à pains, il se tord les côtes depuis des temps immémoriaux. 

                            

A Atuona, on retrouve avec grand plaisir notre copain Fred. Nous l'avions rencontré à Panama où il nous avait aidés à passer le canal. Il veut s'installer à Hiva Oa et proposer ses services de réparation et entretien aux navigateurs arrivant après la traversée du Pacifique. On lui souhaite beaucoup de succès!

C'est la Fête de la musique et Fred nous présente un de ses copains musicien: David (à gauche). Il est guitariste, et surtout luthier. Il fabrique des guitares pour les professionnels, des pièces uniques et très originales. L'écouter parler de son métier est passionnant.

Son fils est tout content de venir à bord jouer avec nos enfants.

Son épouse Sandra, est connue de tous les navigateurs s'arrêtant à Atuona pour faire les formalités d'entrée en Polynésie. C'est elle qui tient le bureau d'information touristique sur le port. Elle s'occupe des formalités pour les nationalités non-européenes, fournissant accès Wifi payant, plan de l'île, service de laverie et les meilleurs légumes de l'île livrés par sa maman. On passera une belle soirée dans sa nouvelle et magnifique maison surplombant la baie.

 

Les enfants jouent sur le port avec l'enfant d'un pêcheur. Jour après jour, sa sympathique et rigolote épouse vient nous apporter généreusement des fruits de son jardin lorsqu'elle vient chercher le produit de la pêche de son mari. Elle nous dit qu'elle a tellement de fruits en ce moment qu'elle ne sait plus qu'en faire! Nous sommes vraiment touchés par tant de générosité spontanée. C'est vraiment le jardin d'Eden: corossols, papayes, mangues, citrons, pamplemousses... Du coup, on fait une véritable cure de vitamines.

Enfin, on se décide à quitter Atuona où l'on serait bien resté plus longtemps si le mouillage n'était pas si rouleur et inconfortable.

                       

Alors les enfants se précipitent pour mettre les cannes à l'eau et ils suivent cela avec assiduité.

On retourne sur l'île de Tahuata et on viste le village d'Hapatoni, connu pour la qualité de son artisanat sur bois et os.

Rencontre sympa avec deux sculpteurs qui nous expliquent quelques bribes de leur art transmis à travers les générations.

A midi le soleil est "redouté" et tape très fort. Il vaut mieux se couvrir et se tenir à l'ombre car on n'est qu'à 9° au sud de l'équateur.

Oniva nous attend au fond de la profonde baie de Vaitahu sous les ondées fréquentes mais donnant de jolis arcs-en-ciel. Lorsqu'il pleut on ne met même pas d'imperméable car on aurait trop chaud. Alors, ensuite on se laisse sécher.

Changement de décor en allant sur la côte nord d'Hiva Oa. Cette côte est très sèche et reçoit peu de précipitations, contrairement à la côte sud qui en reçoit tous les jours. On se croirait dans l'ouest américain avec des canyons dans lesquels serpentent de petites rivières. 

Une piscine naturelle avec une eau de source limpide jaillissant de la montagne. C'est un régal de fraîcheur, mais une fois sorti il faut se dépêcher de se vêtir sous peine d'être piqué sans pitié par les nonos.

Les nonos sont de minuscules insectes piqueurs invisibles dont la piqûre est indolore sur le moment, mais très malheureusement elle se met à gratter fortement quelques heures ou jours après. C'est l'équivalent des "sandflies" d'autres lieux. C'est la seule ombre au tableau idyllique des Marquises et suivant les endroits cela peut devenir une véritable calamité entraînant une rapide retraite ou un sprayage massif sous peine de se retrouver transformé en une pustule géante.

Depuis qu'il y a des montagnes, à chaque mouillage notre instinct helvétique nous pousse à vouloir  "aller voir la vue qu'on a depuis en haut". Autant dire qu'on a vite retrouvé nos mollets de montagnards! Et maintenant les enfants ne rechignent même plus à l'effort.

Mais parfois il faut quand même sortir les trottinnettes! Les habitants prennent grand soin de leurs jardins qui parfois sont de véritables jardins botaniques avec une grande variété de plantes. Le climat est tellement privilégié que tout pousse par ici.

Cette petite copine marquisienne a son anniversaire aujourd'hui. Alors, toute fière, elle montre à Nils et Estelle le cadeau qu'elle a reçu.

                           

Wiiliam, un original, a fondé son propre "Yacht club" dans le village de Hanaiapa. Il nous invite dans sa véranda à boire un jus de fruit et à signer son Livre d'Or, puis nous donne un régime de bananes, des papayes et un fruit à pain.

Le coprah séchant au soleil est une des principale ressource naturelle des Marquises. On en extrait l'huile de coco employée dans l'industrie cosmétique et alimentaire.

Cavalier sur la plage de sable blanc de la baie de Hanatekuua, où l'on passera plusieurs jours.

Huaras fait quelques travaux de maintenance, notamment le changement des anodes des sails drives et les nettoyages des algues qui nous ont bien colonisé depuis les Galapagos. L'anti-fooling moderne et soit disant non-polluant est à la peine sous ces latitudes.

Dans cette baie, on est seul au mouillage. Rares sont les bateaux qui s'y arrêtent car elle est peu protégée de la houle et n'est accessible qu'à pied (1h30 depuis le village le plus proche) ou à cheval. On y fera une magnifique rencontre avec Timotée, un pêcheur qui s'y est installé depuis peu. Timotée est en train de fabriquer le toit de sa future petite maison en tressant des feuilles de cocotiers. Il lui en faut 150 pour faire une surface de toiture de 6 m2 étanche à la pluie. C'est un travail de longue haleine. Son rêve serait d'y amener avec sa pirogue à moteur depuis le village d'Hanaiapa les touristes logeant dans la pension de son cousin pour y manger le traditionnel four marquisien.

Il est aidé de ses deux fils ainés et de sa femme, pendant que les deux plus jeunes enfants iront à l'école et logeront chez sa soeur au village. Il est commun pour les enfants marquisiens d'être séparés à un certain moment de leurs parents afin de pouvoir poursuivre leur scolarité dans les localités principales, voire même de changer d'île ou d'aller poursuivre des études secondaires à Tahiti.

Après avoir vu la nuit d'avant une pirogue avec des plongeurs munis de lampes plonger au pied des falaises, je demande le lendemain matin à Timotée si c'était lui. Il me dit qu'il est allé la nuit pêcher les langoustes avec deux autres amis. Je lui demande s'il ne craint pas les requins, car la veille en nageant vers ces falaises j'en avais vu un de bonne taille. Il me répond qu'il était trop occupé avec les langoustes pour s'occuper de ce qu'il y avait autour de lui!

Lui disant que la prochaine fois qu'il y va, je lui en achéterai bien une ou deux, il s'esquive dans sa hutte et en ressort avec deux belles langoustes qu'il vient de cuire pour son repas. Il nous les offre et ne veut pas qu'on lui donne quelque chose en échange. Malgré tout, je reviens dans l'après-midi avec des petits pains aux chocolat faits maison qu'il ne refuse pas.

Le lendemain en rentrant de sa pêche, il nous apporte 5 délicieux poissons, un pour chacun! Quelle gentillesse!

Au revoir Timotée et ton magnifique coin de paradis. Au revoir Hiva Oa, en route pour une traversée en direction d'Ua Huka, dans les îles nord des Marquises.

 

2014 juin Marquises sud
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