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2015 Californie (juin)

Après un séjour d'un mois et demi à bord d'Oniva entre Tahiti et Moorea, nous reprenons l'avion pour aller passer l'été en Suisse. Mais avant cela nous ne résistons pas à la tentation de faire un petit stop d'une dizaine de jours en Californie pour aller faire du camping dans des parcs nationaux. Le premier est Joshua National Park à 3 heures de route de Los Angeles.

Petit retour en arrière, on vous laisse imaginer le contraste et aussi un peu le choc qu'on a eu en redécouvrant la pollution, le trafic démesuré et toutes les autres nuisances d'une grande ville comme L.A. après plus de trois ans de vie en bateau dans les îles. Donc, sitôt le jour levé, on s'est dépêché de fuire cette frénésie étouffante! 

Nous voilà donc rapidement de nouveau au calme, dans la nature, à Joshua NP, en bordure du désert. Nous passons nos journées à grimper sur ces magnifiques rochers qui sont comme un véritable parc d'attractions dont on ne se lasse pas.

                         

Les enfants sont très à l'aise dans ce nouveau terrain de jeu. Nils essaie même de décrocher la Lune!         

                         

                      Estelle est très heureuse de refaire du camping.

Et le capitaine n'a pas perdu son habitude de scruter l'horizon. Mais ce soir on dormira sans se soucier de savoir si l'ancre va tenir ou si le vent va tourner!

Le nom du parc vient de ces yuccas géants, ou Joshua Tree, qui sont les seuls arbres à pousser dans l'aridité de ce climat. 

                          

Casquettes, lunettes et crème solaire: telle est notre devise!

Le soir, la température passe rapidement de 36°C à 20°C, si bien qu'on allume un feu pour se réchauffer. 

A nous les grands espaces. Mais on doit avouer qu'on apprécie aussi la climatisation de la voiture.

Petite devinette: Comment peut-on être le même jour à Paris, New York ou Venise en se déplaçant à pied?

Vous l'aurez deviné: en se baladant à Las Vegas! 

L'immense hôtel Venezia nous impressionne. Gondoles, canaux, campanile, tout y est. Pour contraster avec la Polynésie, difficile de faire mieux.

La société de consommation poussée à l'extrême. Cependant, assez rapidement on n'a plus qu'une envie, se retrouver dans la nature, car trop c'est vraiment trop!  

Comme la chaleur ne nous fait pas peur, on opte pour une traversée de Death Valley qui affiche déjà des records en cette période de début juin. Les paysages sont tellement saisissants et inhabituels qu'on s'y lance malgré la température.

Côté chaleur on ne sera pas déçu: 46°C à 16h00 à Badwater avec un taux d'humidité de 9%. C'est le point le plus bas de USA à 85 mètres sous le niveau de la mer.

 

On a l'impression de s'évaporer sur place. Nous buvons au moins 3 à 4 litres par jour. Nous n'avons jamais connu de notre vie de telles températures, mais avec la clim' de la voiture, on n'a pas trop de mérite.

Ce qui n'est pas le cas de ce pauvre coyote rencontré en chemin et qui avalera d'un coup les 3 abricots bien juteux qu'on lui donnera.

 

Death Valley a connu son âge d'or avec l'exploitation de minerai, du phosphate principalement, à la fin du 19ème siècle. Il en reste quelques vestiges.

Nous avons campé à Furnace Creek, qui porte très bien son nom, et on l'a bien regretté: 41°C encore à 22h00 et au petit jour, encore 29°C! Pour que les enfants puissent quand même dormir, on a passé la nuit à les rafraîchir avec des linges humides. Bon, on ne refera pas ça deux fois!

Mais tout le monde reste en forme et rien de tel qu'une belle balade au petit matin dans les dunes pour se remettre de cette nuit presque blanche.

Tim se prend pour un oiseau!

Il n'y a plus beaucoup de plantes qui supportent un tel climat, à part peut-être les créosotes qui ont des racines allant jusqu'à 20 mètres de profondeur.

Randonnée dans un petit canyon en altitude où jadis il y avait des mines d'argent.

Quelques heures de voiture plus à l'ouest et nous voilà de l'autre côté de la chaîne de montagnes qui stoppe les rares précipitations venues du Pacifique. La végétation, la température et le climat changent radicalement.

Nous voici à Sequoia National Park, un de nos parcs nationaux américains préférés.

Ces arbres sont magnifiques, immenses, majestueux, grandioses, bref aucun de ces adjectifs ne sauraient les décrire pleinement, tant ils sont impressionnants.

Ce sont les plus grands êtres vivants de la Terre et bons nombres d'entre eux sont même plurimillénaires, jusqu'à plus de 3500 ans pour les plus anciens. 

On se sent vraiment tout petit, n'est pas Nils?

 

Il faut presque prendre la loupe pour nous voir au pied de ces géants.

Et voici le plus célèbre d'entre eux et le plus gros aussi: le Général Sherman, vieux de près de 3500 ans. Son volume de bois est équivalent au poids de 4 jumbo-jets ou de 10 baleines bleues.

Se retrouver devant un tel monument est émouvant. Combien d'incendies, de sécheresses a-t-il combattu? Une des forces du séquoia réside en l'épaisseur de son écorce et sa haute teneur en tanins qui le rend très résistant aux agressions par les champignons, les insectes et le feu.  

Nous aurons la chance de croiser 7 ours en tout au cours de nos balades dans ces magnifiques forêts. Certains parfois d'assez près! Mais heureusement à cette époque de l'année, il y a beaucoup de baies et d'herbes à manger...

Ce sont des ours noirs qui ne sont en principe pas aggressifs si on les laisse tranquilles.

Même les routes doivent parfois chercher leurs chemins entre ces géants.

De retour à Los Angeles avec un petit crochet par la plage de Santa Monica avant de reprendre l'avion pour aller en Suisse.

Le grand oiseau bleu lagon nous attend pour un long vol de 11h20 jusqu'à Paris.

2015 juin Californie
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