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2016 Iles Sous-le-Vent (mai-juin)

On visite à nouveau les Iles Sous-le-Vent un an et demi après notre premier passage. Le ciel bleu est enfin revenu et l'alizé se remet à souffler après les longues périodes de pluies de ce début de saison soi-disant sèche!

On commence par revisiter la côte est d'Huahine, une petite île située un peu à l'écart des principaux circuits touristiques. On ne croise aucun bateau de plaisance sauf au mouillage principal de Fare. 

Une jolie petite ferme perlière dans le lagon d'Huahine.

Quelques charmantes demeures situées sur les motus, où il y a de grandes plantations de pastèques.

Une marche en fin de journée nous conduit à un col avec une belle vue sur la partie sud de l'île reliée à l'île principale par un pont.

Cette maison, qui a encore gardé ses attaches retenant le toit en cas de cyclone, nous rappelle la chance qu'à eue la Polynésie cette année, nous aussi par la même occasion malgré toutes les prévisions très alarmistes à cause du phénomène El Nino de cette année. Il suffit d'un cyclone pour bouleverser durablement la vie des habitants. Tous nous parlent de leurs expériences précédentes ayant laissé des traumatismes.

D'autres archipels que nous traverserons les prochains mois, tels que les Tongas ou Fidjis, n'ont malheureusement pas été épargnés cette année. Nous verrons bien.

Ensuite on va aux îles de Raiatea et Tahaa où l'on retrouve le bateau Soul Nomad rencontré la première fois il y a 4 ans à Barcelone, ainsi que le bateau Joalea, rencontré il y a 2 ans en Colombie!

 

Le jardin de corail avec sa multitude de poissons colorés à l'ouest de l'île de Tahaa nous rappelle que c'est là qu'Estelle avait découvert avec émerveillement le monde sous-marin  lorsque qu'elle venait de recevoir son masque optique il y a un an et demi. Depuis, comme ses frères, elle est devenue un vrai poisson.

Son frère jumeau Tim partage le même goût pour les joies du snorkeling. Comment ne pas être émerveillé dans un tel aquarium?

Le cargo Taporo VI qui ravitaille les îles depuis Tahiti, avec en arrière plan les pics de Bora-Bora.

L'approche de Bora-Bora est toujours un enchantement avec le turquoise du lagon qui contraste avec le bleu-cobalt de l'océan.

Toutefois, à notre arrivée, le vent forcit, la mer se creuse. Il faut se dépêcher d'arriver.

A peine la passe franchie, on a droit à un puissant grain qui aura vite fait de remplir nos réservoirs d'eau grâce au récupérateur d'eau de pluie qu'on a sur le toit du carré. 

Le lendemain, après une x-ième pluie diluvienne, on profite du premier rayon de solei pour aller à l'hôtel Hilton récupérer les nouvelles lunettes d'Estelle et de Delphine envoyées depuis la Suisse que le directeur de l'hôtel a apportées dans ses bagages depuis Tahiti. Alice, une amie de bateau travaillant pour les Hiltons de Ponynésie, nous a proposé cette solution pour éviter d'avoir notre colis bloqué à cause de la grève de plusieurs semaines d'Air Tahiti qui paralyse toutes les communications aériennes entre les îles.

On plaint les pauvres touristes qui paient bien cher un "voyage de rêve" et qui se trouvent bloqués dans les aéroports et sont en plus victimes d'une météo désastreuse. On plaint aussi surtout tous les habitants des îles qui se retrouvent dans des situations très délicates. Cela est devenu le principal sujet de conversation.

C'est quand même pas mal lorsque le soleil revient! 

Et en plus l'hôtel se trouve juste en face de notre mouillage favori.

On fait le tour du lagon de Bora, pour s'abriter des forts vents et houles de plus de 4 mètres de hauteur de sud-est qui sont annoncés pour les prochains jours. Dernières éclaircies sur le motu avant le déluge!

Une accalmie pour un beau coucher de soleil sur l'île principale de Bora.

On retrouve nos amis suisses du bateau Cercamon vivant à bord de leur bateau depuis 10 ans. Retrouvailles hélas de brève durée, car on se prépare à partir vers Mopélia et les îles Cook et eux vers les Samoas et Wallis. 

Il nous tarde de partir à l'ouest et on part un peu précipitamment de Bora, minimisant l'influence de la houle sur le confort à bord. On se fait bien secouer durant les 24 heures que durera le trajet jusqu'à l'atoll de Mopélia. 

Huaras ne quittera pas la barre durant toute la nuit, attaché en permanence, car de temps à autre de grosses vagues menacent de faire décrocher le pilote automatique et de nous mettre de travers. Cette situation nous rappelle un peu notre traversée des Iles Canaries au Cap-Vert ou le passage au large de la Colombie. Toutefois, ici, la hauteur des vagues est réellement impressionnante. Heureusement, la période des vagues (temps entre deux crêtes de vagues) est relativement grande, de 15 secondes environ, ce qui donne plutôt l'impression de voguer sur des montagnes d'eau.

Les photos rendent mal compte de la hauteur des vagues, mais lorsqu'on passe au large de l'île de Maupiti et que parfois on n'en voit plus que le sommet, on réalise bien que les conditions sont difficiles.

Les enfants quand à eux dorment comme des loirs et ce n'est qu'à l'approche de la passe de Mopélia au lever du jour qu'ils se réveilleront. On a hâte de se retrouver à plat dans le lagon. Comme mise-en-train c'était assez costaud!  

2016 05-06 Iles Sous-le-Vent
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