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2016 Fidji est (août-septembre)

On effectue une traversée de 3 jours entre l'archipel de Vava'u aux Tonga et l'île de Vanua Levu au nord-est des Fidji. Comme toutes nos traversées dans le Pacifique, la houle vient de travers, du sud. Cela n'est jamais très confortable, mais le vent est stable et notre allure rapide. La dernière nuit on doit ralentir pour pouvoir arriver de jour à Savusavu, l'un des 4 ports d'entrée obligatoires des Fidji. On passe d'abord au travers de l'archipel des îles Lau qui est superbe, mais l'on ne peut s'arrêter car l'entrée est interdite avant d'avoir reçu le "cruising permit". 

Le dernier jour, on pêche un "shortbill spearfish" de la famille des espadons de 1.90cm et 28kg. C'est la fête à bord et nos pêcheurs en herbe sont aux anges car c'est notre plus grosse prise depuis le début du voyage.

                              

On est quand même un peu désolé pour cette si belle bête. Toutefois, cette fois-ci notre hameçon et la ligne faite pour 60 livres ont tenu bon. Il faudra une heure à Huaras pour fatiguer le puissant animal au bout de la canne avant qu'on ose le ramener à bord sans danger.

Ensuite, 2 heures seront nécessaires pour "faire poissonnerie" et découper les morceaux pour le congélateur remis en marche pour l'occasion. On en réserve aussi quelques-uns à donner aux amis à l'arrivée.

Bula! Bula! est le bonjour des Fidjiens. Il résonne partout... avec tous les gens qu'on croise, même en ville au coin des rues. C'est le symbole du sourire, de la gentillesse, de la gaieté fidjienne! Il nous va droit au coeur et à peine arrivé dans ce nouveau pays, on se sent accueilli et très à l'aise.

La météo est capricieuse et il pleut, pleut et pleut encore à Savusavu. Malgré cela, l'endroit ne manque pas de charme. Le marché quotidien est très bien fourni, le mouillage est juste devant la petite bourgade et l'exotisme et le dépaysement sont au rendez-vous. Ici tout le monde est affairé, les gens semblent besogneux. On retrouve avec joie nos amis du voilier Ganesh pour quelques jours.

Sur la petite plage, le long du mouillage, à marée basse des fumeroles et de la vapeur apparaissent, témoins de l'activité volcanique sous-jacente. Les gens font cuire leurs repas composés de racines de cassava ou de taro dans des petites "marmites" volcaniques bouillonnantes s'étalant à côté de l'école principale.

En parlant d'école, aujourd'hui c'est la rentrée des classes pour nos enfants. Juste avant de partir des îles Tonga, nous avons récupéré les manuels envoyés par les grands-parents depuis la Suisse. Les enfants semblent très motivés de découvrir ce qu'ils vont apprendre cette année. C'est le début de la 5ème année scolaire à bord pour Nils et la 2ème pour Tim et Estelle. 

En fin de journée, un petit film dans la cabine est bien mérité.

Sitôt le "cruising permit" reçu, on met le cap à l'est pour tenter de retourner dans l'archipel des Lau. On fait escale à Taveuni, tout au sud de l'île où un petit Resort a mis des "moorings" à disposition. L'accueil par le propriétaire et les employés est si chaleureux qu'on se laisse tenter d'y rester quelques jours, d'autant plus qu'une sympatique famille américaine rencontrée à Savusavu arrive le lendemain. Le Resort met à disposition des navigateurs sa piscine et les infrastructures. On peut aussi participer aux activités organisées. Cela nous semble un agréable changement pour quelques jours de notre vie d'habitude beaucoup plus aventureuse et parfois solitaire. Tahiti et son développement sont déjà loin pour nous.

Flore, la manager ci-dessus avec les enfants, est une véritable boule d'énergie à la gaieté communicative.

On nous propose d'essayer le tressage des feuilles de cocotier et tout les enfants s'y mettent.

 

Tout le monde repart avec de jolis paniers, identiques à ceux qui sont employés pour aller récolter les racines de cassava dans les jardins.

Ce soir c'est la fête pour célébrer la médaille d'or de l'équipe de rugby 7 aux Jeux Olympiques de Rio. C'est la première médaille d'or jamais gagnée par les Fidji, alors toute la population en parle et en est très fière. Le lendemain, lundi est même déclaré Fête Nationale fériée par le gouvernement. Alors un "Lovo" est organisé au Resort avec tous les clients, les yachties et les employés. Les aliments sont cuits à l'étouffée durant des heures dans un trou à même le sol avec des pierres chaudes.

Vue depuis le Lovo, sur le mouillage (Oniva est au second plan à gauche).

                              

Puis une cérémonie du kava est organisée. De la racine de kava est broyée puis mélangée à de l'eau dans un grand récipient en bois, puis à tour de rôle, tout le monde boit d'un coup cette décoction en se passant tour-à-tour en guise de verre une demi noix de coco remplie de ce liquide terreux pendant que le reste de l'assemblée claque des mains selon un rythme établi. Ce liquide anesthésie la langue et rend assez passif, voir même donne des faiblesses dans les jambes tout en procurant une sensation de détente, pouvant aller jusqu'à une grande lassitude. 

Je me rappelle qu'en pharmacie on vendait des pilules contenant du kava (piper methysticum) pour la détente nerveuse, mais elles avaient ensuite été interdites à cause de trop nombreux effets secondaires (problèmes dermatologiques, hépatiques...). Mais aux Fidji les gens sont loin de ces considérations pharmacologiques et cette tradition mélanésienne est bien présente.

En fait, lorsqu'un étranger arrive dans un village, il doit venir présenter le "Sevusevu" au chef du village. C'est une offrande d'un petit paquet de racine de kava. Tout le monde est assis dans la maison du village et le chef récite une "prière"  de bienvenue en disant que maintenant il a le droit de se promener librement dans son village, sur ses terres et sur la mer devant son village et en lui donnant ses bons voeux. Mais ici et cette fois, cette cérémonie a lieu pour fêter l'équipe olympique de rugby!

Voici ce qu'il reste d'une des barques à l'arrière du Resort du côté du logement du personnel. On est impressionné d'apprendre que ce Resort qui a été complétement rasé par l'ouragan Winston passé en février, soit il y a 6 mois, ait pu être reconstruit en 3 mois par son propriétaire en employant cent habitants du village voisin. Ainsi, son activité a pu continuer, les employés ont gardé leur travail et il affiche souvent complet. Un travail incroyable, car dès qu'on sort de son enceinte, le spectacle n'est malheureusement encore que dévastation... 

C'est comme un champ de bataille avec des arbres séculaires renversés, arrachés. Seuls les cocotiers semblent avoir en partie échappé à ce cyclone monstrueux de catégorie 5. C'est le plus puissant jamais enregistré dans le Pacifique Sud depuis que les mesures existent. Des vents de 305 km/h ont été enregistrés à 100 km au sud-est de là. Ensuite, personne ne sait la force maximale des vents car la station météorologique s'est envolée! 

Plus de 40'000 maisons ont été détruites ou très endommagées. 44 personnes ont perdu la vie et 40% de la population totale des îles Fidji , soit 870'000 habitants, a été affectée par ce cyclone. 

Ce spectacle chaotique est autant désolant qu'impressionnant devant tant de force destructice. Ici beaucoup de familles vivent encore sous des tentes envoyées par l'aide internationale. Je ne ferai pas de photos par respect pour elles. Toutefois, l'on voit que les gens reconstruisent et essaient de revivre normalement tout en ayant conservé leur bonne humeur et le sourire. Chapeau bas! On en est très touché et impressionné.

A côté du Resort, voici l'école primaire du village en partie encore détruite, six mois après le passage du cyclone. Des tentes de l'Unicef servent encore de classes provisoires pour certains.

Un matin, un employé du Resort nous emmène en promenade avec nos amis du bateau Del Viento. En route, on trouve un oiseau marin blessé pris dans des fils, que notre "guide" ramène au Resort pour essayer de le soigner.

Paysage du sud de Taveuni, une magnifique île volcanique, malheureusement très touchée par le cyclone.

On rencontre sur la plage une famille très démunie.

Le beau temps étant revenu, on quitte avec regret nos amis du Resort et de Del Viento et on met cap au nord de l'île de Taveuni célèbre pour son parc national et ses cascades. 

Depuis le mouillage au nord, on demande à un taxi local de nous conduire vers une rivière où  l'eau a taillé dans la roche des toboggans très amusants. 

                                        Il n'y a qu'à voir l'air ravi de Tim!

                             

                                       Son Papa aussi a l'air d'apprécier...

Et sa Maman s'en donne également à coeur joie! On n'a pas oublié de mettre des combinaisons pour amortir un peu, surmontées d'un vieux short pour éviter de les trouer. 

C'est tellement rigolo qu'on y revient quelques jours plus tard.

Au retour on s'arrête devant une belle église pour remercier l'Eternel d'avoir saupoudré tant de merveilles naturelles sur cette terre...

Elle a une vue magnifique sur le fameux détroit de Somosomo, réputé pour ses récifs coraliens splendides et ses coraux moux très colorés. On fera 4 plongées superbes parmis les plus beaux coraux qu'on n'ait jamais vus, dépassant en beauté ceux admirés aux Maldives ou en Polynésie.

Tim devant 2 grands méké, pièces taillées dans le bois que l'on tape avec des baguettes pour faire des sons s'entendant loin à la ronde. Elles servent de cloches pour les églises et les écoles. 

Petit village typique au nord de l'île de Taveuni. Les précipitations sont abondantes, les moustiques aussi...

Avec le soleil c'est plus joli!

Des feuilles de pandanus sont mises à sécher devant la maison pour en faire des nattes sur lesquelles dorment les gens. On est étonné du faible niveau de vie des Fidjiens vivant dans les villages par rapport à celui des autres îles du Pacifique traversées, à quelques exceptions près. L'intérieur des maisons n'a pas de meubles, tout se fait à même le sol sur des nattes de pandanus tressées. Il n'y a pas d'eau courante. Souvent il y a un seul robinet dans le village. Il n'y a pas d'électricté non plus mis à part quelques panneaux solaires de ci de là. De ce fait, encore très peu de gens ont la télévision.

Bien sûr dans les petites villes, les commodités sont différentes. Mais le salaire de base d'un ouvrier agricole est très bas: 15 FJS par jour, soit 7 Euros par jour! Celui d'un employé est de 3FJS de l'heure, soit 1.40 Euros/h... Un mouvement populaire demande au gouvernement de le faire passer à 4 FJS. Cela laisse mieux imaginer les conditions précaires de vie vie de la plupart des habitants.

Voici des racines de cassava dans un panier en palme tressée. Avec le riz, et le taro c'est l'aliment de base des Fidjiens.

De grandes chauves-souris peuplent par centaines certains arbres dans une véritable cacophonie.

En voici une mignogne de plus près!

Taveuni, c'est l'île des cascades.

Avec de l'eau à 26°C c'est vraiment fantastique!

Notre traceur montre Oniva et sa trace en noir dans le détroit de Somosomo ayant quitté l'île de Taveuni et nous approchant de Viani Bay juste en face. Remarquez la latitude de 179°99'994W, on vient de franchir depuis quelques mètres la ligne géographique du changement de date et de passer des longitudes est aux longitudes ouest. Cela pose quelques problèmes à notre GPS et à notre traceur qui n'affiche plus rien pour quelques instants!

En réalité la ligne de changement de date a été artificiellement déplacée à l'ouest des îles Tonga, car les Tonga et les Fidji ne voulaient pas être décalées de 23 voir 24 heures par rapport à la Nouvelle-Zélande, le pays avec lequel ils ont le plus d'échanges.

Petite séance cinéma bien méritée à la fin d'une journée remplie en émotion à Viani Bay.

Pour cela revenons un peu en arrière. Nous avons contacté il y a peu de temps un broker australien, recommandé par nos amis de Priscalina, pour la mise en vente d'Oniva. Nous avons passé plusieurs jours à préparer un dossier descriptif avec photos pour mettre des annonces sur les principaux sites internet de vente de bateaux. Heureuse surprise, notre broker nous propose de suite 5 acheteurs différents pour Oniva, alors que nos annonces ne sont publiées sur le web que depuis 1ou 2 jours. On est supris d'autant de réponses positives en si peu de temps. En contactant le broker il y a quelques jours on ne pensait pas qu'il y aurait autant d'intérêt pour notre bateau. Notre but était plutôt de tester le marché pendant que nous étions aux Fidji. Mais soudain, tout est remis en question et on tourne et retourne dans tous les sens les nouvelles possibilités qui s'offrent à nous.

Dans 2 mois la saison cyclonique commence. Toutefois, les Fidji nous plaisent tellement qu'on n'a pas envie de les quitter si vite pour se dépêcher d'arriver en Australie comme nous avions d'abord prévu. En plus, si on vend le bateau en Australie, les formalités seront compliquées et l'on devra payer des taxes d'importation à hauteur de 16% de la valeur du bateau avant de le mettre en vente, sans compter le refit inévitable, l'expertise et les marinas coûteuses... 

Donc après avoir imaginé une multitude de scénarios possibles pour la fin de notre voyage en bateau, celui qui nous plaît le plus serait de trouver un acheteur voulant le bateau aux Fidji et prêt à nous le laisser encore jusqu'à fin octobre pour finir tranquillement la saison de navigation dans ce pays. Notre broker a justement un acheteur d'accord pour cet arrangement! Alors, on se laisse encore 2 jours pour mûrir la réflexion puis on donne le feu vers au broker. L'acheteur, qui est Australien, a un ami Fidjien qui est skipper et qui peut venir voir le bateau sur l'île de Taveuni dans 48 heures. Alors, c'est parti. On sort chiffons et huile de coude et on astique de fond en comble Oniva pour cette visite.

Elle est fructueuse, car quelques jours après, la personne intéressée nous contacte pour nous dire qu'il pourra venir dans une semaine voir lui-même le bateau à Savusavu, lieu de notre première escale à l'est des Fidji.

Alors, on reste explorer encore un peu la région du détroit de Somosomo et de Viani Bay où l'on découvre de superbes plages désertes aux coraux multicolores. Bien sûr, quelques cocotiers étêtés nous rappelle le passage récent de Winston.

Promenade magnifique sur les crêtes surplombant Viani Bay.

Oniva, en attente d'un futur différent, se fait tout petit au fond de la baie.

On savoure ces moments à bord, car on sent que de grands changements sont en perspective. Il n'est pas facile de prendre une telle décision sans regret, mais on est assez confiant de faire le bon choix pour notre famille. Choix qui correspond assez bien à ce qu'on avait prévu au départ du voyage, soit une période de 4 à 5 ans maximum en bateau avec une arrivée près de l'Australie.

Le besoin de changer de style de vie et de faire des choses différentes, combiné au fait qu'on a l'impression que les enfants, surtout Nils, ont besoin maintenant de plus d'espace, d'être avec d'autres enfants de son âge... ainsi qu'une multitude d'autres raisons nous font avancer rapidement dans nos réflexions. Mais que de moments de bonheur et de découvertes à bord d'Oniva durant ces 4 ans et demi de voyage à travers de plus de la moitié du globe. Vendre notre catamaran n'est vraiment pas une décision facile.

Les jours passent à toute vitesse et finalement on rencontre notre acheteur potentiel: Kelvin qui vient de Sydney. Le contact passe tout de suite bien et il fait l'expertise du bateau lui-même. A la fin de la journée, après un essai sous voile très agréable et un mouillage devant le Resort de Jean-Michel Cousteau, il nous annonce qu'il veut acheter le bateau et qu'il est d'accord qu'on navigue encore avec jusqu'à fin octobre jusqu'à Port Denarau qui se trouve tout à l'ouest des Fidji.

Cet arrangement nous convient à merveille. Après quelques e-mails et téléphones avec le broker, l'acte de vente est signé.

Le lendemain en se levant on accuse un peu le coup en se demandant une dernière fois si on a bien fait. Mais rapidement les derniers doutes sont levés et on va annoncer la nouvelle à nos amis canadiens du bateau Joalea. Puis l'envie de se changer les idées nous prend et on loue une voiture pour découvrir l'île de Vanua Levu durant 2 jours.

Et en voiture les enfants...

Les bus qu'on croise sont souvent bien occupés et bruyants et très peu de gens ici ont leur propre voiture. Le niveau de vie est bas car la population est principalement rurale et pour un grand nombre employée dans les plantations de cannes à sucre.

Vue sur la Baie de Savusavu. Le centre de l'île est très vert, il y pleut presque tous les jours et la forêt est quasiment impénétrable tellement elle est dense.

Certains habitants vont à la pêche sur des radeaux en bambous à peine flottants.

                           

Le marché de Labassa au nord de l'île est très animé et coloré le samedi matin, car tous les agriculteurs de la région viennent vendre leur production.

Au premier plan, les racines de kava, appellées aussi localement yakona, qui sont employée dans les cérémonies de "sevusevu" et comme boisson de détente. Elles sont consommées principalement par les hommes presque toujours en groupe. Cela remplace l'alcool et n'engendre aucune agressivité, au contraire, cela rend très las et passif. La culture de ces racines est lucrative en comparaison des autres cultures.

Racines de cassava, papayes, piments, citrons, bananes, taro, courges, patates douces sont les produits les plus abondants.

                              

Au marché on peut aussi acheter des animaux vivants, tels que poules, canard, cochons, chèvres... Estelle et Tim essaient de nous convaincre pour une poule!

Passage obligé par le marché aux poissons. Toutefois, étant donné la présentation des marchandises à plus de 30°C sans réfrigération, on attendra d'en pêcher un nous-mêmes pour en manger!

Les céréales et les épices sont présentées dans de grands sacs embaumant les halles. Les stands de curry nous font même éternuer!

Voici le coeur économique de l'île: l'usine à sucre de Labassa. C'est là que toutes les récoltes de cannes à sucre sont acheminées soit par de spetits trains spéciaux qui traversent les champs de cannes, soit pour les zones plus retirées par des remorques tirées par des tracteurs ou des camions.

Les cannes sont broyées puis le jus évaporé et la mélasse produite est ensuite stockée dans d'immenses citernes en bord de mer d'où elle sera transvasée à bord de bateaux allant à la raffinerie sur l'île principale de Viti Levu.

Un gentil agriculteur taille des cannes pour nos enfants qui trouvent cela bien meilleur que les bonbons. 

La famille Gauthey tout sourire, mais encore un peu chamboulée le lendemain de la vente d'Oniva.

Un petit train transportant des cannes à sucre. Il n'est pas rare de voir en bordure de voie un wagon qui a déraillé.

Visite cette fois-ci au sud de l'île. Cette côte a été passablement touchée par le cyclone avec des vagues atteignant plus de 5 mètres. Comme en témoigne ces bungalows sur pilotis d'un hôtel de luxe dévasté qui ont été poussés à la côte par dessus la mangrove pour atterrir dans les champs derrière celle-ci.

L'intérieur des bungalows est encore intact et les enfants trouvent ces "cabanes" très intéressantes à visiter.

Retour à bord d'Oniva pour faire l'école, préparer le bateau et l'avitaillement pour partir découvrir l'archipel des Yasawas. Car pendant plus d'un mois il n'y aura plus d'épicerie.

                              

On sort rapidement les cannes à pêche toujours avec la grande motivation de Tim.  La navigation est très agréable, vent et vagues dans le bon sens en direction de l'ouest. 

Quelques escales le long de de la côte et une très belle prise: un "spanish makerel" qui fait autant la fierté du capitaine que celle des enfants.

On venait de finir notre stock d'espadon, cela tombe bien!

On arrive au coucher du soleil à l'île de Yadua située à l'est de Vanua Levu. Cette escale est bienvenue avant les Yasawas. Car dans tout l'archipel des Fidji il y a de nombreux récifs non-répertoriés ou de façon imprécise. Si bien qu'il est essentiel de naviguer de jour en faisant de courtes escales si possible pour avoir une bonne visibilité. Huaras montera souvent dans le mât pour vérifier si ce que nous indique les cartes est bien correct et pour identifier à l'avance les récifs. On a aussi téléchargé un programme montrant une carte faite de photos de Google Earth qu'on peut zoomer. C'est un outil très précieux, sauf quand la zone qu'on voudrait voir est sous un nuage! On imagine bien les difficultés de navigation qu'ont eues les premiers navigateurs dans des eaux comme celles des Fidji. Non, réellement, le Pacifique n'est pas de tout repos.

2016 08-09 Fidji est
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